Cette combinaison, qu'il expliquerait à son ancienne maîtresse, devait lui gagner sûrement l'appui de celle-ci, qui verrait là un avenir pour son fils.
Et, hanté de ces rêves, il était parti de Paris plein d'espoir. L'accueil fait par Noémie à la combinaison, la disparition imprévue de madame et de mademoiselle de Frémilly l'avaient un peu décontenancé sans le faire cependant renoncer à ses projets.
D'abord il était sûr que ses prévisions s'étaient réalisées, que Laurence allait devenir mère. C'est pour cela qu'elle avait quitté le château avec la baronne.
Elle avait été dans quelque pays perdu cacher un déshonneur, dont elles ne s'expliquaient sans doute pas la cause, et dont on devait accuser le disparu, ce Jacques de Brécourt qui avait fait la cour à Laurence, et qui était considéré déjà comme son fiancé.
La haine de la grand mère pour le suborneur devait s'être accrue encore; et elle ne devait plus avoir pour lui que des malédictions.
Donc les affaires du misérable—du moins il le croyait—allaient le mieux du monde. Il n'y avait plus, supposait-il, qu'à attendre.
L'hostilité de Noémie, sa colère, ses injures, ses menaces, n'étaient pas capables de l'effrayer. Il avait apaisé dans l'âme de la malheureuse femme d'autres révoltes, et il savait comment la prendre.
Il rentra à Paris, plus certain que jamais de la réussite.
* * * * *
A la villa des Chênes-Verts, la vie continuait plus morne et plus triste, sans incidents.