—Et tu ne peux pas non plus dire le tien: celui de la petite-fille de la baronne de Frémilly.

—Ah! fit Laurence, je ne renie pas mon fils.

—Un enfant dont tu ne connais pas le père!

—N'importe! Il est mon fils à moi, le fils de mes entrailles.

—Mais moi je ne veux pas que tu me déshonores. Plus tard, quand je n'y serai plus, tu feras ce que tu voudras.

—Mais, fit Laurence avec un effroi dans le regard, vous n'allez pas me le prendre, au moins?

—Non, tu seras libre de l'élever. Nous continuerons à vivre sous un faux nom, dans des pays où nous ne serons pas connues.

—J'accepterai tout, déclara Laurence, pourvu qu'on me laisse mon fils!

—Quel nom veux-tu lui donner? Y as-tu songé?

—Si c'était une fille, je lui aurais donné mon nom.