—Et la photographie?

—Un mensonge! une imposture!

—Je ne comprends plus, fit la baronne de Frémilly, hébétée.

—Vous allez comprendre, madame, si vous voulez bien m'écouter avec un peu de patience. Cette femme que vous avez vue….

—Et qui est chez moi.

—Qui est chez vous?

—Je l'ai recueillie avec son fils au château de Marconnay.

—Elle y est encore?

—Elle y est encore.

—Cette misérable a toutes les audaces! Mais j'espère bien que lorsque je l'aurai démasquée, lorsque j'aurai raconté l'infâme calomnie dont elle s'est rendue coupable et qui a eu de si terribles conséquences, puisqu'elle a causé la mort de mon pauvre ami et sera la source de tant d'autres malheurs, j'espère bien qu'alors, madame, vous la chasserez comme elle mérite de l'être, comme une créature indigne. Cette femme n'a jamais été la maîtresse de Jacques. Son enfant n'est pas son fils. Elle n'a même jamais connu M. Jacques de Brécourt. C'est sa soeur, une nommée Aurore, morte depuis, une fille galante, qui a été un moment la maîtresse de Jacques comme de bien d'autres, et c'est sans doute ce qui a donné l'idée à cette misérable femme de choisir mon pauvre ami pour être la victime de l'odieux chantage qu'elle a imaginé.