—Rien ne saurait l'excuser!
—Je suis de votre avis, madame. Mais il m'a chargé, moi, de la réparation, si une réparation est possible. Il m'a chargé, du moins s'il mourait, de veiller sur l'enfant qui naîtrait peut-être, de lui donner un nom.
—Le vôtre?
—Le mien.
—Mais il faudrait épouser.
—Oh! madame, fit Régulus, je n'ai jamais eu la pensée d'un tel rêve!
—Laurence, d'ailleurs, ne peut plus épouser personne.
—Moi, madame, fit Régulus, qu'un espoir fou transportait, je n'aurais jamais osé concevoir une telle ambition. Ce n'est pas, puisque je sais ce qui s'est passé, une tâche involontaire qui m'arrêterait. Mais nous n'en sommes pas là, malheureusement. Je viens simplement accomplir le devoir dont m'a chargé mon ami: reconnaître son fils, en laissant à mademoiselle de Frémilly toute sa liberté. Je donnerai mon nom à l'enfant de mon ami. Je l'emmènerai avec moi. Je l'élèverai comme mon propre enfant.
—Croyez-vous donc, fit madame de Frémilly, que la mère voudra s'en séparer?
—Je ne sais pas, madame. Je fais ce que mon ami m'a dit de faire.