—Le nom! Je veux savoir le nom!
Régulus put enfin bégayer:
—Je ne le connais pas.
—Tu le connais, puisque tu as appris le crime, et que lui seul a pu te le dire!
Régulus secoua la tête négativement:
—Je ne le connais pas.
—Alors, pourquoi as-tu fait cela? Pourquoi as-tu eu l'idée de m'accuser, moi? Pourquoi voulais-tu souiller ma mémoire d'un acte odieux? Car c'est faux, n'est-ce pas? Tu reconnais que c'est faux? Tu n'oserais pas soutenir devant moi que je t'ai fait cet aveu, que je t'ai chargé de reconnaître un enfant qui serait le fruit de mon crime, à moi! Voyons, parle, accuse encore, si tu en as l'audace, ou rétracte tes mensonges; car, je te le jure, tu ne sortiras pas vivant d'ici, et je t'immole à mes pieds comme une bête immonde et malfaisante que tu es!
Régulus resta muet.
Il n'osait pas lever les yeux. Il avait la tête basse et semblait en proie à une telle terreur qu'il eût fait pitié à ceux qui n'auraient pas su ce qu'il avait fait.
—Ah! tu te tais, reprit Jacques, mais ton silence même te condamne! Donc, tout était faux. Tu m'as accusé faussement, me croyant mort. Tu m'as accusé devant mon ami, devant Laurence, devant sa grand'mère.