—J'ai peur, maman, quand je suis seul.

—Mais, mon enfant, je ne puis pas passer ma vie à te garder. Il faut que je travaille, que je sorte.

—Pourquoi ne m'emmènes-tu pas avec toi?

—Parce que ce n'est pas possible, mon pauvre petit.

—En voilà assez! fit brusquement le préparateur. Pas tant d'explications!

Et, cinglant d'un coup sec le visage de l'enfant:

—Voilà, fit-il, pour t'apprendre à être sage une autre fois.

Le petit poussa des cris affreux.

Dans la pénombre, la mère aperçut sur le visage pâle de légères taches rouges.

C'était du sang.