Il me fit traverser plusieurs salons, tous plus luxueux les uns que les autres, et m'introduisit dans une petite pièce, une sorte de fumoir, décorée de têtes de cerf, d'attributs de chasse, et autres babioles, où il me dit d'attendre.
Je m'assis sur un grand fauteuil en cuir de Cordoue et Jacques de Brécourt parut presque aussitôt dans un élégant déshabillé du matin, la cigarette à la bouche.
Il me fit asseoir, m'offrit un cigare, dit qu'il se rappelait parfaitement le temps passé ensemble au bahut et me demanda ce que je désirais.
Je lui expliquai aussi clairement que je le pus, car je me sentais un peu mal à l'aise avec ma mise inélégante dans ce milieu si luxueux. Je lui expliquai, dis-je, aussi clairement que je le pus, ce que je voulais de lui.
Il m'écouta distraitement.
Et quand j'eus terminé, il me dit:
—Je ne m'occupe pas d'affaires et je n'ai aucune envie de m'en occuper.
Mais comme je ne veux pas que vous soyez venu pour rien….
Il tira de sa poche un billet de cinq cents francs et me le tendit.
Le rouge de la honte me monta au front.
Je vis dans cette offre humiliante une insulte qui n'était peut-être pas dans la pensée de mon ancien camarade.