Et à partir de ce moment, je cherchai quelle vengeance je pourrais exercer contre cet homme, qui m'avait été déjà si funeste et qui devait me poursuivre, pensais-je, jusqu'à la mort.
Je n'avais rien trouvé, quand j'appris par les journaux le prochain mariage de Jacques de Brécourt et de mademoiselle de Frémilly, mariage d'amour, disait-on.
Il y avait alors plusieurs années que j'avais perdu Jacques de vue.
Je ne suivais plus sa vie, car je voulais l'oublier.
La nouvelle que je venais de lire raviva toute ma haine, tous mes désirs de vengeance que je croyais éteints, mais qui n'étaient qu'assoupis.
Je ne l'avais pas revu.
Il m'avait oublié, lui, sans doute, depuis longtemps, quand il vint se faire photographier dans la maison où je suis employé.
Me reconnut-il? Je n'en sais rien, mais il n'eut pas l'air de me voir, et ce dédain accentua encore mon ressentiment.
Tu sais le reste, comment je fabriquai cette photographie.
—Et comment, dit Noémie sourdement, tu m'associas à cette infamie, à laquelle j'ai eu la faiblesse de me prêter.