Madame de Frémilly se leva aussi, courut à elle.

Et la prenant dans ses bras:

—Qu'as-tu, ma chérie? demanda-t-elle.

Laurence laissa échapper ses larmes.

Et à mots hachés, qui avaient peine à sortir de sa poitrine trop oppressée, elle dit toute sa douleur.

Madame de Frémilly, qui n'avait pas perdu tout son sang-froid, renvoya les domestiques.

Et quand elle fut seule avec Laurence, elle se mit à pleurer avec elle.

—Tu souffres, ma chérie? disait-elle. Tu es triste? Tu voudrais le revoir? Tu l'aimes? Veux-tu que je le rappelle, ou plutôt que nous allions le retrouver?

Laurence secoua la tête.

—Non, grand'mère. A quoi bon? Puisqu'il ne m'aime pas, puisqu'il m'a menti. Tu as eu raison de m'emmener. Et je devrais être raisonnable. Mais c'est plus fort que moi. Le chagrin m'étouffe. Et je suis triste, jusqu'à mourir.