Et pour ces théâtres il n’y a déjà pas assez d’artistes sachant dire le vers; qu’adviendrait-il si de nouvelles scènes se créaient? Ah! qu’il serait temps de nommer un poète professeur au Conservatoire!

Quant au vers libre, mon cher Huret, je l’aime. On peut s’en servir au théâtre. Si j’en ai envie je l’essayerai. La seule chose que je ne comprendrais plus, ce serait le vers libre obligatoire. Je suis pour le vers libre, et davantage encore pour le poète libre.

Croyez à mes meilleurs sentiments,

Edmond Rostand.


M. Alfred Dubout

l’auteur de Frédégonde, ne se fatigue pas:

Paris, 16 août 1897.

Indiscret... vous ne le serez jamais, mon cher concitoyen.

Vous me demandez si je travaille ou si je m’amuse?