Nous voici devant l’exposition de Mme Sarah Bernhardt, les bustes de Louise Abbema, de Régina Bernhardt, en marbre, et d’Émile de Girardin, en bronze, et la poétesse dit:

La sculpture est un art divin:

Voyez ces bustes mirifiques,

Voyez M. de Girardin,

Modelé par des doigts magiques.

Plus loin, c’est l’envoi de Mme Blanche Pierson, un double tableau, qui tient tout un panneau: Le Noël des pauvres et Le Noël des riches. D’un côté, un gros sabot d’où sortent une poupée en carton, un ballon d’un sou, une toupie, un petit cheval, une trompette, un chapelet et un rond de boudin; délicieuse imagination! De l’autre, autour d’une pantoufle fourrée de cygne, un bracelet d’or, un riche collier de perles, un miroir sans reflet, un éventail. Ce n’est rien, mais cela parle au cœur!... Aussi la poétesse en dit éloquemment:

Voyez ce diptyque réel:

L’agape du riche suivie

Du souper pauvre, à la Noël,

—Sujet amer comme la vie.