Mais nous sommes devant le vrai clou de l’exposition: les paysages et les marines de Bouvet.

Et ces cailloux, cailloux si bleus

Qu’ils donnent leur nom à la lande,

Sont d’un chanteur, peintre amoureux

Des flots de la plage normande.

En effet, Bouvet a envoyé là dix paysages bretons, quoi qu’en dise la rime, dont quelques-uns sont des merveilles de coloris tendre et de poésie. L’un de ces tableaux a figuré au Salon des Champs-Élysées: c’est la Lande des cailloux, à nu devant la marée basse et le crépuscule, indiscutablement impressionniste; Bouvet aime cette heure changeante et troublante, et il excelle à faire palpiter les rayons de la lune levante sur les flots à peine agités. Il rêve de devenir seulement un peintre, et il faut l’y encourager:

Et la poète conclut:

Le planches sont sœurs du burin!

Ce sont là nos humbles oboles.

Nous remplissons notre destin: