«A mon vaillant et éloquent confrère Jules Janin.

Victor Hugo.»

Charles Baudelaire, en publiant les Fleurs du mal, avait dédié son livre à Théophile Gautier. Tout le monde connaît sa fameuse dédicace imprimée: «Au poète impeccable, au parfait magicien ès langue française, à mon très cher et très vénéré maître et ami Théophile Gautier, avec les sentiments de la plus profonde humilité je dédie ces Fleurs maladives. C. B.» En offrant son livre à l'auteur de Mademoiselle de Maupin, le poète des Fleurs du mal écrivit en tête d'un exemplaire tiré sur papier de luxe de l'édition originale:

«Mon bien cher Théophile, la dédicace imprimée à la première page n'est qu'une ombre très faible de l'amitié et de l'admiration véritables que j'ai toujours éprouvées pour toi. Tu le sais.

Ch. Baudelaire.»

Je trouve encore un volume d'Eugène Vermersch, les Hommes du jour, une série de biographies courtes et satiriques, publiée il y a une quinzaine d'années, qui contient l'envoi et la réponse que voici:

«A mon cher ami E. Cadol, hommage bien dévoué.

Eug. Vermersch.»

«L'auteur des Inutiles, retourne à l'auteur des Hommes du jour, son livre.

E. Cadol.»

L'exemplaire était renvoyé sans avoir été coupé.

Voici un des premiers ex dono d'Octave Feuillet sur la première édition de la pièce le Roman d'un jeune homme pauvre, parue en 1859:

«A Monsieur Chaumont, à son zèle si parfait, à son talent si élevé, à son succès mérité.

L'auteur reconnaissant,
Octave Feuillet.»

L'acteur Chaumont avait créé dans la pièce le rôle du notaire Laubépin.