22 octobre.

M. Édouard Hervé découvre que le général a fait peu de chose, lorsqu'il était au ministère, pour empêcher l'exil des princes.

23 octobre et jours suivants.

La session de la Chambre est ouverte. Dès le premier vote, les trois quarts des députés boulangistes se rallient tranquillement aux radicaux, et le reste aux monarchistes.

Il n'y a plus qu'un député boulangiste: M. Maurice Barrès. Encore l'est-il pour des raisons exclusivement littéraires et comprises de lui seul.

15 novembre.

Le général ne reçoit ce jour-là que trois lettres. Ce sont des mémoires de fournisseurs.

16 novembre.

MM. Rochefort et Dillon sont venus de Londres voir le général. Les trois complices passent leur journée à se disputer: «Ah! pourquoi m'avez-vous fait quitter Paris?—On allait nous arrêter.—Allons donc! on vous l'a fait croire. Mais c'est un truc de Constans.—Vous dites cela maintenant», etc., etc.

Il fait mauvais temps dans l'île. Puis, le boulevard est loin. Ça manque de théâtres, de restaurants et de femmes... Le soir après dîner, les exilés jouent au whist, avec un mort. Rochefort dit au général: «C'est vous le mort.» Et les trois proscrits échangent des mots aigres.