Dans l'Hymne du soir:
Il me semblait, mon Dieu, que mon âme oppressée
Devant l'immensité s'agrandissait en moi,
Et sur les vents, les flots ou les feux élancée,
De pensée en pensée
Allait se perdre en toi.
Ainsi, dans la Prière de Parasasa et de Mukukanda: «Je viens à toi... aspirant à une plénitude de félicité, aspirant à l'extinction de moi-même, à mon absorption en toi.»
Dans le Golfe de Gênes:
«Mais où donc est ton Dieu?» me demandent les sages.
Mais où donc est mon Dieu? Dans toutes ces images,
Dans ces ondes, dans ces nuages,
Dans ces sons, ces parfums, ces silences des cieux,
Dans ces ombres du soir qui des hauts lieux descendent,
Et dans ces horizons sans bornes, qui s'étendent
Plus haut que la pensée et plus loin que les yeux.
Ainsi, dans le Rig-Véda: «Ô Varuna, le vent, c'est ton souffle agitant les airs... En toi repose l'immensité de la terre et du ciel. Ô Varuna, tous les mondes sont en toi. Tes clartés heureuses voient se développer autour d'elles les belles formes du ciel et de la terre...»
Dans l'Infini, dans les cieux:
Cet œil s'abaisse donc sur toute la nature;
Il n'a donc ni mépris, ni faveur, ni mesure,
Et, devant l'Infini, pour qui tout est pareil,
Il est donc aussi grand d'être homme que soleil.
Ainsi, dans l'Isa Upanishad: «Il est loin et près de toutes choses... L'homme qui sait voir tous les Êtres dans ce suprême Esprit, et ce suprême Esprit dans tous les Êtres, ne peut dès lors rien dédaigner...»
Dans Pourquoi mon âme est-elle triste?