[Note 20: Sainte-Beuve, Pensées de Joseph Delorme.]

[Note 21: Poésies de Joseph Delorme.]

[Note 22: Les Consolations.]

[Note 23: Pensées d'août.]

[Note 24: Ibidem.]

Et quel malheur que le style dont elle est écrite rende si peu lisible cette histoire d'un maître d'école janséniste, cinquième fils de Jean-Jacques Rousseau, et qui, ayant su le secret de sa naissance, passe sa vie à expier pour son père! Il n'est pas jusqu'aux paysages de la banlieue parisienne, chers à M. Coppée[25], dont on ne trouve déjà quelque chose chez ce surprenant Sainte-Beuve:

Oh! que la plaine est triste autour du boulevard!
C'est au premier coup d'oeil une morne étendue
Sans couleur; çà et là quelque maison perdue,
Murs frêles, pignons blancs en tuiles recouverts;
Une haie à l'entour en buissons jadis verts;
De grands tas aux rebords des carrières de plâtre, etc[26].

[Note 25: Voir Promenades et intérieurs et le Cahier rouge.]

[Note 26: Poésies de Joseph Delorme.]

Mais ces essais si intéressants sont trop souvent compromis par une forme cruellement recherchée et entortillée, et telle que je confesse avoir tort de m'y plaire. Le grand analyste y veut exprimer, ce semble, des nuances d'idées auxquelles se prête fort malaisément la forme étroite et rigoureuse du vers. M. François Coppée a mis dans ses petits poèmes une psychologie moins laborieuse et une peinture plus détaillée de la vie extérieure; il a moins analysé, plus et mieux raconté et décrit, sans que l'impression morale qui doit se dégager de ces drames obscurs et qui leur donne tout leur prix en ait été diminuée.