«Quelque chose tomba auprès de lui, c'était le bout de la corde où se trouvait le noeud coulant. Un homme était monté sur l'arbre, avait passé la corde dans la fourche que formaient deux branches énormes, avait enlevé l'écorce pour que cette corde pût glisser… on mit le noeud au cou du patient. L'autre bout de la corde, passant par la fourche, traînait à terre de l'autre côté.
«—C'est fait? demanda une voix.
«—All right! répondirent ceux qui avaient assujetti le noeud.
«—Enlevons!
«Et dix hommes se pendirent à l'autre extrémité de la corde, qui glissa sur la fourche de l'arbre comme sur une poulie… Le corps de Sam s'était affaissé, il était étendu à terre… Alors on vit, sous la traction de la corde, la tête quitter le sol, puis les épaules, puis les cuisses. Là, le corps tourna sur lui-même…
—Hardi! crièrent les voix.
«Le corps lâcha terre, et se haussa dans l'air. Il tournait toujours. La corde était passée au cou, par une main inexpérimentée, car le nègre se sentait mourir et battait l'air de ses mains… Mais sous le poids du corps, on vit le noeud se resserrer par une secousse brusque, comme pour se mettre en la place nécessaire…
—Stop! dit quelqu'un.
«Sam Wretch était pendu…sa face se congestionnait et de ses lèvres épaissies sortait une sanie rougeâtre…
«—Quand détachera-t-on cet homme? me demanda Turnpike.