—Pierre, c'est ma mère qui a attaché au front de ta femme le bouquet des mariées...

—C'est vrai!... c'est vrai!...

—Pierre, tu m'as bercé dans tes bras... comme dans mes bras j'ai bercé ton premier enfant...

—Oui.

—Eh bien! au nom de tous ces souvenirs, au nom de ton père, de ton petit enfant qui me souriait et m'embrassait, donne-moi ces trois heures de liberté!

Lamalou chancelait. Des gouttes de sueur perlaient sur son front. Il s'appuyait au mur pour ne pas tomber.

—Pierre, vois... je me mets à genoux devant toi... je te supplie... à mains jointes.... Pierre!

Et Jacques, de ses deux bras, embrassait les genoux du geôlier.

Tout à coup l'homme s'écria:

—C'est ma vie que vous voulez, eh bien! prenez-la!