—Parbleu! cette bêtise! à toi. Oh! tu es un malin, ça ne se discute pas, et les autres ont bien su ce qu'ils faisaient quand ils t'ont nommé chef des Loups. Tu as tout pour toi: de l'éducation, une tenue d'un chic parfait, et puis cette poigne....
En considérant les énormes biceps de Diouloufait, on ne pouvait que s'étonner de ces derniers mots. Etait-il possible que ce colosse pût éprouver de l'admiration pour la force de Biscarre, dont l'apparence, quoique assez vigoureuse, ne pouvait être comparée à la sienne?
Cependant, l'accent de Diouloufait ne prêtait à aucune interprétation; il constatait franchement, sérieusement: c'était un simple hommage rendu à la vérité.
Quoi qu'il en fût, Biscarre interrompit brusquement son complice:
—Assez! fit-il, nous ne sommes pas ici pour énumérer nos qualités respectives. Demain, au point du jour, il faut que nous ayons quitté la France.
—Bah! Alors mettons-nous en route tout de suite.
—Non, car avant tout j'ai une petite affaire à terminer.
Et il ricana méchamment.
Aucune expression ne saurait rendre l'expression de basse et féroce cruauté qui crispait le masque de cet homme.
—Une affaire? En suis-je?