Puis Biscarre s'était étendu de nouveau, immobile, sur le plancher.

Les trois assassins, rampant sur le sol, cherchaient à se cacher.

On crut à une rixe.

A toutes les questions, Biscarre opposa le mutisme le plus complet.

Les quatre forçats fut mis au cachot.

Détail singulier: les soupçons des gardes-chiourmes se portèrent sur Biscarre, et ce fut à lui qu'on imputa la responsabilité de cette scène de désordre.

On voulut le contraindre à avouer la vérité, et il fut condamné à la bastonnade. Le forçat chargé de l'exécution fut justement le chef du complot dont Biscarre avait failli devenir victime. Il se promit de prendre sa revanche. Le nombre des coups de corde avait été fixé à quarante.

Au premier, le sang jaillit des épaules de Biscarre. Il eut un froid sourire et ne bougea pas.

Au vingtième, son dos semblait couvert d'une hideuse bouillie sanglante. Et il souriait toujours.

—Assez! dit le commissaire du bagne.