Ainsi que nous l'avons dit, un des forçats lui avait ramené violemment les bras en arrière, derrière la tête, tandis que l'autre lui tenait les pieds solidement serrés l'un contre l'autre.

Au-dessus, Diouloufait, dont les doigts énormes meurtrissaient sa chair.

—Enlevez, dit Diouloufait.

Mais, à ce moment, les bras de Biscarre, comme deux leviers d'acier, se relevèrent brusquement.

L'homme qui les tenait tomba, tandis que, dégageant ses jambes d'un seul élan, Biscarre frappait en pleine poitrine le second, qui s'affaissait avec un gémissement rauque.

Restait Diouloufait.

Devenues libres, les mains de Biscarre tombèrent sur ses deux poignets.

Diouloufait crut sentir deux anneaux de fer rivés à ses bras; sous la pression effrayante, ses doigts se détendirent et lâchèrent Biscarre, qui, se soulevant à la force des reins, écartait Diouloufait, qui se tordait sous une torture atroce. Les doigts de Biscarre écrasaient ses muscles et le sang rougissait ses mains.

A ce moment, les surveillants accouraient au bruit.

Biscarre repoussa violemment Diouloufait, qui tomba comme une masse.