—J'irais trouver les roussins moi-même, et je leur z'y dirais: Je vais chercher avec vous... Je connais les trous où il se terre, et ce serait bien le diable si je ne fichais pas la griffe dessus.

Truard avait prononcé ces dernières paroles à voix haute.

Encore une fois Dioulou releva la tête, et dans ses yeux mornes passa comme la lueur d'un éclair.

—Le Bisco est mort, dit-il d'une voix sourde.

—Tu crois ça, vieille bête? fit Bibet exaspéré....

Dioulou ne répondit pas à l'injure et répéta:

—Le Bisco est mort!

—Tenez! s'écria Bibet, voulez-vous que je vous dise, vous êtes tous un tas de poules mouillées. J'en ai assez, moi, de me ronger le corps et l'âme et de ne rien avoir à me ficher sous la dent... Si vous êtes des hommes, des vrais Loups comme autrefois... je dis que nous pourrions sortir d'ici... et trouver quelque chose à croquer....

—Mais tu sais bien, s'écria Truard, que la rousse rôde par ici... puisque c'est pour ça que Maloigne fait sentinelle.

—Et il n'a rien vu?...