—Certes, vous n'en doutez pas. Mais il faut avant tout laisser agir le temps. Une crise peut se déclarer, et c'est alors seulement que je pourrai utilement tenter la guérison de notre cher ami Lionel.

—J'ai foi en vous, dit Archibald. Vous le sauverez....

Armand secoua la tête. Il doutait de lui-même. Archibald passa sa main sur son front, puis il reprit:

—Qu'est devenu le misérable que nous poursuivions?

Armand raconta succinctement à Archibald ce qui s'était passé.

Aussitôt qu'il avait vu enlever son frère, Droite avait couru chez Armand. Celui-ci connaissait l'expédition tentée par Archibald et Lionel au quai de Gèvres. Il ne douta pas que ce ne fût dans ce repaire que Gauche avait été entraîné. Il avait couru à la maison sinistre et n'avait pas tardé à découvrir l'issue par laquelle il était possible d'y pénétrer par derrière. On sait le reste.

—Maintenant, ajouta Armand, qu'est devenu Biscarre? Je ne saurais le dire. Voici les renseignements qui ont été publiés le lendemain dans un des journaux qui se sont occupés de cette affaire....

—Lisez, dit Archibald.

—Nos renseignements spéciaux, dit encore Armand, tandis qu'il tirait de sa poche un journal dont la date remontait déjà à plusieurs jours, ne nous ont rien appris de plus. Voici la note la plus complète que j'aie encore lue:

«Depuis longtemps déjà, la police était sur la trace d'une association occulte et criminelle dont les affiliés portaient le sobriquet de Loups de Paris. On soupçonnait d'en faire partie un recéleur du quai de Gèvres, connu sous le nom du vieux Blasias. Des mesures avaient été prises pour s'emparer de lui et on espérait d'un seul coup de filet se saisir des principaux affiliés de la bande.