Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis celui où il avait commis cette sorte de suicide.
Pendant près de cinquante heures, on avait désespéré de le sauver.
L'hémorrhagie avait déterminé—outre l'affaiblissement—une fièvre délirante dont le résultat aurait pu être mortel.
Le malheureux, dans un accès de folie, avait lutté contre ses gardiens, et on avait été contraint d'employer, pour le dompter, la camisole de force.
Mais, après cette crise, l'abattement complet était venu, suivi d'une amélioration sensible.
Il n'était plus douteux, maintenant, qu'on ne l'arrachât à la mort.
La première parole de Dioulou, revenant à lui, avait été celle-ci:
—Est-ce que j'ai parlé?...
—Que voulez-vous dire? avait demandé l'interne de service.
—Rien, avait répliqué Dioulou.