—Toi, Pierre le Cruel, dit-il brusquement, descends de ce siége où tu n'avais pas le droit de monter... car ici il n'y a pas d'autre coupable que toi....
—Mensonge! répondit le forçat qui s'efforçait de conserver son assurance.
—Ah! tu veux que je parle, tortionnaire!... lâche bourreau!... eh bien!... écoutez-moi tous!... Cet homme a dit m'avoir adressé l'avis convenu entre nous... il a menti! Cet homme a dit que mon absence et ma disparition avaient dépassé les limites fixées par nos statuts!... il a menti!... Cet homme a dit que je négligeais les intérêts de l'association pour ne me préoccuper que de mes intérêts personnels... il a menti!...
Pierre le Cruel balbutiait: il essayait de se défendre.
Biscarre était devant lui, fier, implacable:
—Ose donc, devant moi, prétendre que tu m'as adressé le signe convenu!...
—Je l'ai fait....
—Prouve-le!... Ici nous ne nous payons pas de mots....
Le président se courba sur les papiers qui encombraient son bureau, feignant sans doute d'y chercher une pièce absente.
—Eh bien!... cette preuve? répéta Biscarre.