Jacques, insouciant, les suivait du regard avec l'indifférence d'un enfant.
Bientôt les points grandirent, prirent forme.
C'étaient deux chevaux, ardents, vivaces, rapidement lancés.
Deux jeunes filles, dont il ne pouvait encore distinguer le visage, les excitaient de la cravache, gracieusement imprudentes.
Mais voici que l'un des chevaux se cabre, tourne sur lui-même. En vain celle qui le montait s'efforce de le maîtriser.
L'animal cherche à désarçonner sa cavalière qui lui scie la bouche avec le mors.
Le cheval alors s'élance, droit devant lui, les jarrets tendus, et d'un galop furieux, il s'emporte.
La jeune fille chancelle... Si elle tombe, c'est la mort pour elle.
Que s'est-il passé dans l'âme de Jacques?
D'un seul geste, il a ouvert la fenêtre... et a bondi dans le jardin... Un élan le porte sur la route.