Lucie confirma l'ordre formulé par Jacques.
Pauline avait été étendue, toujours évanouie, sur un des côtés de la route. Lucie soutenait maintenant sa tête sur ses genoux, et, embrassant ses cheveux, cherchait à la ranimer en lui prodiguant les plus douces caresses.
Enfin ses yeux s'ouvrirent... elle poussa un profond soupir et regarda autour d'elle. Elle vit Jacques, une exclamation lui échappa, en même temps qu'une vive rougeur empourprait son visage.
—C'est vous qui m'avez sauvée! dit-elle d'une voix faible. Encore une fois merci!...
—Je bénis le hasard qui m'a placé sur votre route, dit Jacques.
En ce moment le laquais revenait avec une voiture qu'il avait rapidement découverte dans une rue voisine.
Lucie parla à son tour.
—Monsieur, dit-elle à Jacques, nous ne savons comment vous exprimer toute notre reconnaissance....
—Mademoiselle, interrompit Jacques, je ne vous adresserai qu'une prière.
—Laquelle?