—Il ne m'appartient pas de répondre... et cependant, il m'a semblé parfois qu'une invincible sympathie nous attirait l'un à l'autre....
—C'est bien. Je saurai, j'observerai... Maintenant, mon ami, laissez-moi seule... j'ai besoin de réfléchir....
Martial s'inclina. Marie de Favereye lui tendit la main et il la porta respectueusement à ses lèvres....
Marie resta seule.
—Hélas! murmura-t-elle, Jacques de Costebelle, toi que j'ai tant aimé, toi qui es toute ma vie, inspire-moi. Cet homme est-il digne de cette jeune fille? et ne serait-ce pas un crime, s'ils s'aiment, de les arracher l'un à l'autre?
A ce moment, le roulement d'une voiture se fit entendre.
La marquise s'approcha de la fenêtre.
C'étaient Lucie et Pauline qui revenaient.
Un instant après, elles étaient auprès de madame de Favereye qui, surprise, ne pouvait comprendre comment les deux jeunes filles, parties à cheval, rentraient en voiture de louage.
Bientôt elle eut appris toutes les circonstances de l'accident qui avait failli coûter la vie à Pauline de Saussay.