Un instant après, une voiture entraînait vers l'hôtel de Belen Armand, Martial et Archibald.

Martial, sombre, gardait le silence. De Thomerville, flegmatique, était prêt à tout événement. Armand rêvait à sir Lionel et cherchait à expliquer les singulières paroles qui s'étaient échappées de ses lèvres....

Les chevaux allaient rapidement. Le jour venait de se lever, et la teinte blafarde de l'aube s'étendait sur Paris qui s'éveillait.

De Courcelles à la rue de Seine, le trajet était long; mais ces trois hommes, absorbés par leurs pensées, n'avaient pas la notion du temps.

Enfin ils arrivèrent à la Seine, et la voiture franchit le pont.

Ils entrèrent dans la rue de Seine.

Là, la voiture s'arrêta brusquement.

—Qu'y a-t-il? demanda de Bernaye, subitement arraché à ses réflexions.

—La rue est encombrée de monde, dit le cocher. Je vois des soldats... et des agents de police.

D'un bond, les trois hommes sautèrent sur la chaussée.