Un détail qui me causa une grande satisfaction fut celui-ci:
On avait représenté le Vieil Aigle, de Raoul Gunsbourg, où Mme Marguerite Carré, femme du directeur de l'Opéra-Comique, se vit acclamée. Thérèse était en même temps sur l'affiche. Albert Carré, qui avait assisté à la représentation, ayant rencontré un de ses amis parisiens aux fauteuils d'orchestre, lui annonça qu'il jouerait Thérèse, à l'Opéra-Comique, avec la bien dramatique créatrice.
Effectivement, quatre ans après la première à Monte-Carlo, et après tant d'autres théâtres qui avaient déjà représenté cet ouvrage, la première de Thérèse eut lieu, à l'Opéra-Comique, le 28 mai 1911, et l'Écho de Paris voulut bien faire paraître, pour la circonstance, un supplément merveilleusement présenté.
Au moment où j'écris ces lignes, je lis que le second acte de Thérèse fait partie du rare programme de la fête qui m'est offerte, à l'Opéra, le dimanche 10 décembre 1911, par l'œuvre pie, française et populaire: les «Trente Ans de Théâtre», la si utile création de mon ami Adrien Bernheim, qui a l'esprit aussi généreux que l'âme grande et bonne.
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Un tendre ami me disait dernièrement: «Si vous avez écrit le Jongleur de Notre-Dame avec la foi, vous avez écrit Thérèse avec le cœur.
Rien ne pouvait être pensé plus simplement et me toucher davantage.