Je reprenais, ce matin, le cours de Mes Souvenirs, quand j'appris une nouvelle qui me navra: la mort d'une amie de mon enfance, Mme Maucorps-Delsuc!

Je dois à ce parfait professeur, qui enseigna autrefois le solfège au Conservatoire, les conseils précieux qui contribuèrent à me faire obtenir mon prix de piano, en 1859. Mme Maucorps meurt ayant dépassé sa quatre-vingtième année, emportant dans un autre monde les sentiments de tendre reconnaissance que je lui avais voués et qui correspondaient à l'affectueux intérêt qu'elle n'avait jamais cessé de me témoigner.

En sincère émotion, mon cœur va vers elle!

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Je ne livre jamais un ouvrage qu'après l'avoir conservé, par devers moi, pendant des mois, des années même.

J'achevais de terminer Thérèse—longtemps avant qu'elle dût être représentée—quand mon ami Heugel m'apprit qu'il s'était déjà entendu avec Catulle Mendès pour donner une suite à Ariane.

Tout en étant un ouvrage distinct, Bacchus devait, dans notre pensée, ne former qu'un tout avec Ariane.

Le poème en fut écrit en très peu de mois. J'y prenais un grand intérêt.

Cependant, et ceci est bien d'accord avec mon caractère, des hésitations, des doutes vinrent souvent me tourmenter.

De l'histoire fabuleuse des dieux et des demi-dieux de l'antiquité, celle qui se rapporte aux héros hindous est peut-être celle aussi qu'on connaît le moins.