J'allais être heureux...

Mais l'avenir était trop beau!

Le lendemain matin, les journaux annonçaient la déclaration de guerre de la France à l'Allemagne, et Michel Carré lui-même, je ne devais plus le revoir. Il mourut quelques mois après cette touchante entrevue, qui semblait devoir être décisive pour moi.

Adieu, les projets si beaux à Weimar! Adieu mes espérances à l'Opéra! Adieu, adieu aussi aux miens!

C'était la guerre, la guerre dans toute son épouvante et ses horreurs, qui allait ensanglanter le sol de notre France!

Je partis.

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Je ne reprendrai mes souvenirs qu'après l'Année terrible consommée. Je ne veux pas faire revivre des heures aussi cruelles; je veux, mes chers enfants, vous en épargner les lugubres récits.