[37] Je n'ai point sollicité sous la restauration, comme on l'a dit, mais j'ai été sollicité; dans quel moment? En 1828, sous le ministère Martignac, et par l'intermédiaire d'un de mes illustres amis à qui ce ministère rendait alors sa chaire, aux applaudissements de la France.

[38] De l'état actuel du clergé, et en particulier des curés ruraux appelés desservants, par MM. Allignol, prêtres desservants, 1839.

[39] Voyez encore avec quelle fécondité, le libre développement se produit dans ces aimables associations des grands peintres, du treizième au seizième siècle!

Le maître, admettant ses élèves à peindre dans ses tableaux, n'en poursuit pas moins, à travers ce flot de peinture diverse, sa vigoureuse impulsion... Eux qui semblent s'immoler à lui, s'absorber en lui, se perdre dans sa gloire, plus ils s'oublient, plus ils gagnent. Ils vont libres et légers, sans intérêt, ni orgueil, et la grâce vient sous leur pinceau, sans qu'ils sachent d'où elle vient... Un matin, voilà ce jeune homme qui broyait hier les couleurs, devenu lui-même maître et chef d'école.

Ce qui, dans l'association libre, est vraiment divin, c'est qu'en se proposant telle œuvre spéciale, elle développe ce qui est au-dessus de toute œuvre, la puissance qui peut les faire toutes: l'union, la fraternité... Dans tel tableau de Rubens où Van Dick a mis la main, il y a quelque chose au-dessus de ce tableau, au-dessus même de l'art, leur glorieuse amitié!

Plus on comprendra la vertu de la libre association, plus on se plaira à voir surgir à la vie des forces nouvelles; plus on tendra la main au nouveau venu. Tout homme de génie différent, d'étude diverse, nous apporte un élément qu'il faut accueillir. Il arrive pour nous compléter. Avant lui, la grande lyre que nous formons entre nous, n'était pas encore harmonique; chaque corde n'est mise en valeur que par les cordes voisines... S'il en vient une de plus, réjouissons-nous, la lyre résonnera mieux.

[40] L'illustre M. de La Mennais.

[41] Cette fois, ce n'est plus un chanoine, c'est un curé qui signe. L'appel de la presse au clergé inférieur avait fort alarmé; dans le nouveau pamphlet, on se hâte de composer avec lui; des deux choses que les curés desservants demandent (l'inamovibilité et les tribunaux), on accorde l'inamovibilité qui isolerait les curés de l'évêché; mais on craint les tribunaux, qui, tout en limitant le pouvoir de l'évêque, le fortifierait en effet, et ferait de l'évêché un gouvernement régulier, au lieu d'une tyrannie faible, violente, odieuse au clergé, et partant obligée de s'appuyer sur les jésuites et sur Rome. V. Simple coup-d'œil, p. 170-178.—Partout la main des jésuites est reconnaissable; personne ne s'y trompera, j'en donnerais au besoin une foule de preuves. On vient de voir avec quelle facilité ils font la paix avec les curés aux dépens de l'évêque; ils conviennent qu'après tout: «L'évêque est homme, etc.»—Ils parlent de tous les États de l'Europe, excepté de ceux qui sont gouvernés par les jésuites; ceux-là, ils les nomment à peine, et il en est qu'ils ne nomment point.—«Ce terme de jésuite, si honorable partout, p. 85.» Personne en France, pas même un jésuite, n'eût écrit cela; il faut que le livre ait été fait en Savoie ou à Fribourg.

[42] Il est certain (tout étrange que cela pourra paraître) qu'ils feraient dire ces sottises dans la première alarme; c'était une vieille femme, un bédeau, un donneur d'eau bénite, qui disait cela à l'oreille.

[43] L'enseignement appartient au clergé de droit divin... l'Université a usurpé... Il faut que l'Université ou le catholicisme cède la place, etc. p. 104.