ADDITIONS
ET
ÉCLAIRCISSEMENS.
[a1] Page 1, ligne 7.—Naissance...
Cochlæus prétend que Luther fut engendré par un incube. Lorsqu'il était moine, ajoute-t-il, il fut soupçonné d'avoir commerce avec le diable. Un jour, à l'évangile, à l'endroit où il est parlé d'un diable sourd et muet, forcé de quitter le corps d'un possédé, Luther tomba en criant: Non sum, non sum.—Dans un sermon au peuple, il dit que lui et le diable se connaissaient de longue date, qu'ils étaient en relations habituelles, et que lui, Luther, avait mangé plus d'un grain de sel avec Satan.—Cochlæus, Vie de Luther, préface et pages 1 et 2.—Voir le chapitre du diable dans notre second volume.
Des Espagnols, qui se trouvaient à la diète d'Augsbourg (1530), croyaient sérieusement que Luther avec sa femme devait engendrer l'Anti-Christ. Luth. Werke, t. I, p. 415.
Jules-César Vanini, Cardan et François Junctinus, trouvèrent dans les constellations qui avaient accompagné la naissance de Luther, qu'il devait être un archi-hérétique et un archi-scélérat. Tycho-Brahé et Nicolas Prücker, au contraire, déclarèrent qu'il était né sous un très heureux signe.
Plusieurs de ses ennemis le disaient sérieusement fils et disciple du diable. D'autres prétendaient qu'il était né en Bohême, parmi les Hussites. Il s'exprime ainsi dans une de ses lettres, au sujet de cette dernière assertion: «Il est un noble et célèbre comté, du nom de Mansfeld, situé dans l'évêché de Halberstadt et la principauté de Saxe. Presque tous mes seigneurs me connaissent personnellement, ainsi que mon père.—Je suis né à Eisleben, j'ai été élevé à Mansfeld, instruit à Magdebourg et à Eisenach, fait Maître et moine augustin à Erfurt, docteur à Wittemberg, et dans toute ma vie je n'ai pas approché de la Bohême plus près que Dresde.» (Ukert, Biogr. de L., t. II, p. 66.)
[a2] Page 3, ligne 24. Martin Luther...
Lotharius, lut-her, leute-herr? chef des hommes, chef du peuple?