«Autrefois les premiers docteurs n'auraient pu, je ne dis pas composer, mais bien lire une oraison latine. Ils mêlaient à leur latin des mots qui n'étaient pas même allemands, mais wendes.» (Tischred., p. 15.)
Cette ignorance du clergé était générale en Europe. En 1530, un moine français disait en chaire: «On a trouvé une nouvelle langue que l'on appelle grecque; il faut s'en garantir avec soin. Cette langue enfante toutes les hérésies: Je vois dans les mains d'un grand nombre de personnes un livre écrit en cette langue; on le nomme Nouveau Testament: c'est un livre plein de ronces et de vipères. Quant à la langue hébraïque, tous ceux qui l'apprennent deviennent juifs aussitôt.» (Sismondi, Hist. de Fr., XVI, p. 364.)
[a35] Page 90, ligne 7.—Le cardinal de Mayence... Il l'appelait le pape de Mayence.
Durant la révolte des paysans, il lui écrivit pour l'engager à se marier et à séculariser ses deux archevêchés. Ce serait, lui disait-il entre autres raisons, un puissant moyen de faire cesser les troubles dans son électorat. (7 juin 1525.)
[a36] Page 90, ligne 21.—Ils en entendraient bien d'autres, si...
Après Worms, il comprit que les conférences et discussions publiques, que jusque là il avait demandées, seraient à l'avenir inutiles, et dès-lors il s'y refusa toujours. «Je ne reconnaîtrai plus, dit-il, dans son livre Contra statum ecclesiasticum, je ne reconnaîtrai plus désormais de juges, ni parmi vous, ni parmi les anges. J'ai montré déjà à Worms assez d'humilité; je serai, comme dit saint Paul, votre juge et celui des anges, et quiconque n'acceptera pas ma doctrine, ne pourra être sauvé, car ce n'est point la mienne, mais celle de Dieu, c'est pourquoi mon jugement sera celui de Dieu même.» Je cite d'après le très suspect Cochlæus (p. 48), n'ayant pas en ce moment le texte sous les yeux.
[a37] Page 104, ligne 5.—Le motif de son départ de Wartbourg, c'était le caractère alarmant que prenait la Réforme...
Avant de quitter sa retraite, il chercha plusieurs fois, par ses lettres, à empêcher les siens d'aller trop loin.—Aux habitans de Wittemberg. «... Vous attaquez les messes, les images et autres misères, tandis que vous abandonnez la foi et la charité dont vous avez tant besoin. Vous avez affligé, par vos scandales, beaucoup d'âmes pieuses, peut-être meilleures que vous. Vous avez oublié ce que l'on doit aux faibles. Si le fort court de toute sa vitesse, ne faut-il pas que le faible, laissé en arrière, succombe?
«Dieu vous a fait une grande grâce et vous a donné la Parole dans toute sa pureté. Cependant je ne vois nulle charité en vous. Vous ne supportez point ceux qui n'ont jamais entendu la Parole. Vous n'avez nul souci de nos frères et de nos sœurs de Leipsig, de Meissen et de tant d'autres pays que nous devons sauver avec nous... Vous vous êtes précipités dans cette affaire, tête baissée et sans regarder ni à droite ni à gauche. Ne comptez donc pas sur moi; je vous renierai. Vous avez commencé sans moi, il vous faudra bien finir de même...» (décembre 1521.)
[a38] Page 112, ligne 6.—Le désordre s'est mis dans son troupeau...