On l'interroge souvent sur le baptême des enfans nondùm ex utero egressorum. «J'ai empêché nos bonnes femmes de baptiser l'enfant avant sa naissance; elles avaient coutume de baptiser le fœtus sitôt que la tête paraissait. Pourquoi ne pas le baptiser par-dessus le ventre de sa mère, ou mieux encore, baptiser le ventre même.» (13 mars 1531.)

[a47] Page 132, ligne 23.—De ministris instituendis...

Instructions au ministre de Wittemberg:

«Renvoyer les prêtres indignes;

Abroger toutes messes et vigiles payées;

Le matin, au lieu de messe, Te Deum, lecture et exhortation;

Le soir lecture et explication;—complies après le souper;

Ne célébrer qu'une messe aux dimanches et fêtes.» (Briefe, 19 août 1523.)

En 1520, il publia un catéchisme. Mais dix ans plus tard, il en fit un autre où il ne conserva que le baptême et la communion. Plus de confession. Seulement il engage à recourir souvent à l'expérience du pasteur.

Pour soustraire les ministres à la dépendance de l'autorité civile, il voulait conserver les dîmes. «Il me semble que les décimes sont la chose la plus juste du monde. Et plût à Dieu que toutes taxes abolies, il ne subsistât que des dîmes, ou même des neuvièmes et des huitièmes. Que dis-je, les Égyptiens donnaient le cinquième, et ils vivaient pourtant. Nous, nous ne pouvons vivre avec la dîme, il y a d'autres charges qui nous écrasent.» (15 juin 1524.)