[a48] Page 132, ligne 25.—Caractère indélébile...

«On doit déposer et emprisonner les pasteurs et prédicateurs qui font scandale. L'Électeur a résolu de faire construire une prison à cet effet.»

«Le docteur parla ensuite de Jean Sturm qu'il avait souvent visité dans le château de Wittemberg, et qui s'était toujours obstiné à croire que Christ n'était mort que pour l'exemple. Il fut en conséquence conduit à Schwrinitz, et y mourut dans la tour.» (Tischred., p. 196.)

Luther disait que l'on ne devait punir de mort les anabaptistes qu'autant qu'ils étaient séditieux. (Tischred., p. 298.)

[a49] Page 135, ligne 6.—Visites annuelles...

La commission que l'Électeur, sur les exhortations de Luther, nomma en 1528 pour inspecter les écoles, se composait de Jérôme Schurff, docteur en droit, du seigneur Jean de Plaunitz, d'Asme de Haubitz et de Mélanchton.

Dans l'instruction que ces inspecteurs adressèrent ensuite aux pasteurs de l'électorat avec l'approbation de Luther, on peut remarquer le passage suivant: «Il y en a qui disent que l'on ne doit pas défendre la foi par l'épée, mais que l'on doit souffrir comme ont fait Jésus-Christ et ses apôtres. A cela il faut répondre qu'à la vérité ceux qui ne règnent pas doivent souffrir comme individus et n'ont pas droit de se défendre; mais que l'autorité est chargée de protéger ses sujets contre toute violence et injustice, que cette violence ait une cause religieuse ou une autre.» (Luth. Werke, t. IX, p. 263, verso.)

En 1527, le prince envoie à Luther les rapports de la visite des églises en lui demandant s'il fallait les imprimer. (19 août 1527.)

[a50] Page 136, ligne 1.—Luther exerçait une sorte de suprématie.

Il décide que les chanoines sont obligés de partager avec les bourgeois les charges publiques. (Lettre au conseil de Stettin, 12 janvier 1523) C'est à lui que souvent on s'adressait pour obtenir une place de ministre.