«Gare à toi, paysan, mon cheval te renverse.»
C'était la contre-partie du chant de guerre des Dithmarsen, après qu'ils eurent défait la garde noire:
«Gare à toi, cavalier, voilà le paysan.»
Les paysans soulevés avaient en général adopté pour signe une croix blanche. Certains corps avaient des bannières sur lesquelles était représentée la roue de la fortune[12]. D'autres avaient des sceaux sur lesquels on voyait un soc de charrue avec un fléau, un rateau ou une fourche, et un sabot placés en croix. (Gropp, chronique de Wurtzbourg, I, 97. Wachsmuth, p. 36.)
Il parut en 1525 un violent pamphlet anonyme intitulé: «A l'assemblée de tous les paysans.» Ce pamphlet, publié dans l'Allemagne méridionale, porte sur le titre une roue de la fortune, avec cette inscription en vers allemands:
«Le moment est venu pour la roue de fortune, »Dieu sait d'avance qui gardera le haut.» | |
| «Paysans, »Bons chrétiens.» | «Romanistes, »Sophistes.» |
Plus bas:
«Qui nous fait tant suer?
»L'avarice des seigneurs.»
Et à la fin: