«Mon cher Amsdorf, voici Otton Pack, pauvre exilé que j'offre à ta miséricorde; il sera plus en sûreté à Magdebourg que chez moi; je craindrais que le duc George ne me forçât de le remettre entre ses mains.» (29 juillet 1529.)
[a5] Page 5, ligne 1.—Le grand-maître de l'ordre Teutonique avait sécularisé la Prusse...
«Lorsque je parlai la première fois au prince Albert, comme il me consultait sur la règle de son ordre, je lui conseillai de mépriser cette règle stupide et confuse, de prendre femme et de réduire la Prusse à une forme politique, en principauté ou en duché. Philippe, partageait cette opinion, et donnait le même conseil... Cela pourrait s'exécuter aisément, si le peuple de Prusse et les grands unissaient leurs prières pour qu'il osât l'entreprendre; il aurait ainsi un motif nécessaire et puissant de faire ce qu'il désire.... C'est à toi avec Speratus, Amandus et les autres ministres, d'y amener le peuple, de l'enflammer, de l'animer pour qu'il invoque la main de Dieu, afin qu'au lieu de cette abominable principauté hermaphrodite, qui n'est ni laïque ni ecclésiastique, il désire et réclame une principauté véritable.—Je voudrais persuader la même chose à l'évêque ***; lui aussi, il cèderait à nos raisons, si le peuple le pressait de ses prières.» (4 juillet 1524.)
Il y avait six mois alors que cet évêque prêchait ouvertement la réforme. «Ainsi, écrivait Luther en avril 1525, pendant le fort de la guerre des paysans, l'Évangile court à pleine course et à pleines voiles en Prusse, où il n'était pas appelé, tandis que dans la haute et basse Allemagne, où il est venu et entré de lui-même, on le blasphème avec fureur.» (T. II, p. 649.)
[a6] Page 6, ligne 25.—Le duc George...
«Prie avec moi le Dieu de miséricorde, pour qu'il convertisse le duc George à son Évangile, ou que, s'il n'en est pas digne, il soit tiré de ce monde.» (27 mars 1526.)
Luther écrivit à l'Électeur, au sujet de ses querelles avec le duc George (31 décembre 1528): «... Je prie votre Grâce électorale de m'abandonner entièrement à la décision des juges, au cas où le duc George le demanderait, car il est de mon devoir d'exposer ma tête plutôt que de faire éprouver le moindre préjudice à votre Grâce. Jésus-Christ, je l'espère, me donnera les forces nécessaires pour résister tout seul à Satan.»
[a7] Page 7, ligne 14.—Où s'arrêtera la superbe de ce Moab...
Le duc George était, après tout, un persécuteur assez débonnaire. Ayant chassé de Leipzig quatre-vingts luthériens, il leur accorda la permission de garder leurs maisons, d'y laisser leurs femmes et leurs enfans, et même d'y venir trois fois par an au temps des foires.—Dans une autre circonstance, Luther ayant conseillé aux protestans de Leipzig de résister aux ordres de leur duc, celui-ci se contenta de prier l'électeur de Saxe d'interdire à Luther toute communication avec ses sujets. (Cochlæus, p. 230.)
[a8] Page 7, ligne 23.—Diète à Spire...