Note 227: Le légat, Pierre de Capoue, défendit en 1198 la célébration de cette fête dans le diocèse de Paris. Mais elle ne cessa guère en France que vers 1444. On la trouve en Angleterre en 1530.—En 1671, les enfants de chœur de la Sainte-Chapelle prétendaient encore commander le jour des Saints-Innocents, et occupaient les premières stalles, avec la chape et le bâton cantoral.—À Bayeux, le jour des Innocents, les enfants de chœur, ayant à leur tête un petit évêque qui faisait l'office, occupaient les stalles hautes et les chanoines les basses.[(retour)]

Note 228: Voyez vol. II, note pag. 165.[(retour)]

Note 229: À Beauvais, à Autun, etc., on célébrait la fête de l'Âne.—Ducange: «In fine missæ sacerdos versus ad populum vice: Ite, missa est, ter hinhannabit; populos vero vice: Deo gratias, ter respondebit: Hinham, hinham, hinham.» On chantait la prose suivante:

Orientis partibus
Adventavit asinus
Pulcher et fortissimus
Sarcinis aptissimus.
Hez, sire asnes, car chantez
Belle bouche rechignez,
Vous aurez du foin assez
Et de l'avoine à plantez.

Lentus erat pedibus
Nisi foret baculus
Et eum in clunibus
Pungeret acculeus
Hez, sire asnes, etc.

Hic in collibus Sichem
Jam nutritus sub Ruben,
Transiit per Jordanem,
Salliit in Bethleem.
Hez, sire asnes, etc.

Ecce magnis auribus
Subjugalis filius
Asinus egregius
Asinorum dominus.
Hez, sire asnes, etc.

Saltu vincit hinnulos
Damas et capreolos,
Super dromedarios
Velox Madianeos.
Hez, sire asnes, etc.

Aurum de Arabia
Thus et myrrham de Saba.
Tulit in ecclesia
Virtus asinaria,
Hez, sire asnes, etc.

Dum trahit vehicula
Multa cum sarcinula,
Illius mandibula
Dura terit pabula
Hez, sire asnes, etc.