[337]: L'expédition avait été résolue le 13 février. Le 20 mars, Warwick se fait donner les pouvoirs les plus étendus; par exemple, il peut traiter avec toute place de la côte de France, pour en tirer rançon ou tribut: «Auctoritatem quæcumque loca appatisandi.» Il peut prendre un fort et le perdre, sans avoir à craindre d'être inquiété, ni poursuivi. Rymer, t. V (3 édit.), p. 110, 20 mart. 1362.

«Faites que vous ayez achevé devant que le comte de Warwick soit sur la mer, qui sera le premier jour de may.» Lettre de Louis XI, écrite au comte de Foix, avant l'expédition de Roussillon. Bibliothèque royale, mss. Legrand, preuves, c. II.

[338]: Et quel fils! Un des hommes les plus aimables de l'Espagne, qui respecta toujours son père, même en luttant contre lui, et qui, si son parti l'eût permis, aurait laissé là la Navarre, comme il refusa le trône de Naples, oubliant le monde avec son Homère et son Platon, dans un monastère au pied de l'Etna.—Il était poète, ami des poètes du temps; il a traduit l'Éthique d'Aristote, et fait une chronique de Navarre. (Prescott.)

[339]: Le roi lui-même semble l'avouer; il écrit aux Catalans: «Avant (même) la réception de vos lettres, nous avons envoyé par devers vous nostre amé et féal conseiller et maistre de nostre hôtel... qui est l'un de nos serviteurs à qui nous avons plus grande confidence, comme les aucuns de vous savent assez.» Octobre 1461. Bibl. royale, mss. Legrand, preuves, c. II. Il est probable qu'averti par Juan II, en septembre, de la mort de son fils, il avait espéré s'emparer de tous les états catalans, mais qu'il se rabattit sagement sur le Roussillon.

[340]: Voir le détail fort naïf dans les lettres de rémission: Ordonnances, XV, 297-301, déc. 1461.

[341]: «Un tailleur attacha un écrit à la porte du receveur, disant que si la justice de Reims ne cessoit, on brûleroit toutes les maisons que les bourgeois ont à la campagne.» Il semble d'après les autres dispositions que les enfants aient tout fait, brûlé le siége et les papiers des élus, dévasté l'hôtel du receveur. (Bibl. royale, mss. Legrand, c. I, 1461, septembre).—Ceci me rappelait les bizarres et sinistres figures de gamins qui soufflètent Jésus dans les tapisseries du sacre que l'on garde à Reims.

[342]: V. les mss. de Rogier, et les preuves de la savante histoire de M. Varin.

[343]: Le roi espérait aussi que Pie II l'aiderait à reprendre Gênes. Tout ce qu'il tira du spirituel pontife, ce fut une épée bénite et quatre vers à sa louange.

[344]: Le cardinal évêque d'Arras, pour décider le roi à abolir la Pragmatique, «lui avoit promis que le pape envoieroit un légat en France qui donneroit les bénéfices.» Bibl. royale, mss. Legrand, preuves, c. I.—Pie II lui écrivait: «Si les prélats et universités désirent quelque chose de nous, c'est à vous qu'ils doivent s'adresser.» Pii secundi epist. 2 oct. 1461.

[345]: «Tuas litteras... admiratur et osculatur... Intra thesauros suos in aurea arcula recludi jussit, exemplariaque per Galliam totam disseminari.» Lettre du cardinal d'Arras au pape, nov. 1461, Legrand, Ibidem.