[346]: «Et sy dict-on qu'il pleura moult tendrement.» Jacques Du Clercq, liv. IV, c. XXXII.—«In quo non modo defuncti cineres infamavit, quatenus in se erat, ac sepulchrum, sed et universam pene Gallicanam Ecclesiam hac ignominia percellebat.» Amelgardus, cité dans les Libertez de l'Église Gallicane, Preuves, I, 148. Cf. Bibl. roy., Amelgardi mss., nos 5962, 5963.

[347]: Les compagnons de l'exil semblent s'être entendus avec Bureau et autres pour éconduire les Bourguignons: «En la ville de Paris, deux jours avant le partement du Roi, M. de Montauban et le Bastard d'Armignac, estoient de plain jour en une allée derrière l'eschançonnerie... Ledit de Montauban dit: Ces Bourguignons cuident... le Roi, ainsi qu'ils l'ont gouverné par de là, mais non feront. Et en outre dirent que le duc de Bourgogne n'avoit que M. de Ch(arolais) et que pourroit avenir telle chose qu'ils ne seroient pas si grands maistres... Et incontinent appelèrent Me Jehan Bureau auquel ils dirent: Venez ça; nous autres, bons..., nous avons conclu... Et il leur répondit: Vraiment oui, je serai...» Rapport de Jean le Denois dit Trasignies, soi-disant écuyer, etc. Bibl. royale, mss. Legrand, preuves, c. I, 1461 (septembre?)—Le roi donna-t-il au duc de Bourgogne les enclaves du Maçonnais et de l'Auxerrois, lui paya-t-il effectivement les anciennes dettes, comme quelques-uns le disent? J'en croirais plus volontiers Chastellain, selon lequel il ne donna que des paroles.

[348]: Qu'on juge s'ils avaient sujet de l'être. «Nostre évesque fut mandé par le duc Philippe à la Haye... où il alla en bon estat et fust reçeu par le duc à la manière de la cour, et après l'avoir esté quelque espace de temps, faisant bonne chère sans autre chose, demanda congé de revenir à Liége, ce qui lui fut refusé et il fut contraint, avant de partir, de lui promettre et jurer de résigner l'évesché au profit de Louis de Bourbon. Chronique ms. de Jean de Stavelot, ann. 1455, no 183 de la Bibliothèque de Liége.—Je lis dans un autre manuscrit de la même bibliothèque qu'Heinsberg résigna: au proffit de noble sieur Louys de Bourbon, quy estoit jeune et bel homme; quelques jours après qu'il eust ce fait, il pensa à ce qu'il avoit fait en pleurant amèrement, puis retourna à Liége; mais quand la commune sceut sa résignation, ils furent moult désolés et en menèrent grand deuil, et à lui fut demandé pour quelle raison il avoit ce fait et s'il avoit esté contraint. Mais il leur répondit qu'il l'avoit fait de son bon gré.» Bibl. de Liége, mss. 180, fol. 152.

[349]: Du moins en le donnant à un prince de Savoie, dont il voulait se servir. Legrand s'obstine à en douter, pour l'honneur de Louis X, malgré Lobineau, XVIII, 678, malgré D. Morice, XII, 78.

[350]: «Que nul, sus peine de mort, ne s'avanchast de le sieuvir.» Chastellain, p. 189.—«Pour considération de la grant dévocion que de tout temps nous avons eue à monsieur Saint-Sauveur, lequels nous avons tous jours par cy devant prié et réclamé en tous nos faiz et affaires.» Archives du royaume, J. registre 198, 91, 14 octobre 1461.

[351]: Cette artillerie était formidable, à en juger par l'inventaire qu'on en fit l'année suivante: «Inventaire de l'artillerie du Roy et déclaration des lieux où elle est de présent fait en aoust 1463: Et premièrement à Paris, bombardes: La grosse bombarde de fer, nommée Paris, la volée de La plus du monde; de la Daulphine, de la Réalle, de Londres, de Mortreau, la volée Médée, la volée Jason. Canons: Barbazan, La Hyre (de fer d'une pièce), Flavy, Boniface (de fer de deux pièces), etc., etc.» Bibl. royale, mss. Legrand, preuves, c. I, août 1463.

[352]: Cette facilité remplit dans le recueil des Ordonnances de cent à deux cents pages in-folio, et tout n'est pas imprimé à beaucoup près. Ordonnances, XV, p. 137, 212, 332, 360-458, 649, etc., etc.

[353]: Un capitaine de Louis XI lui fait à peu près une triste peinture de l'Aragonais, même après le secours qu'il reçut: «Je vous certiffie par ma foy que c'est grand'pitié de les veoir, tant sont deffaiz et à pié la plupart. Vous êtes bien en voye d'avoir Roy, Reyne et filz sur les bras, se vous n'y donnez bon remède.» Lettre de Garguesalle au Roy de France. Bibl. royale, mss. Legrand, c. II, 15 nov. 1462.—Voir sur tout ceci Zurita. Anales de la Corona d'Aragon, XVII, 30 et seq.

[354]: Il ajoute: Je voudrois qu'il m'eust cousté dix mille escus, et que j'eusse la possession des deux chasteaux et le roy d'Arragon eust fait son appointement et tous fussiez par deça sains et sauves.» Bibl. royale, mss. Legrand, c. I (14 août 1462.)

[355]: Pas un mot dans Lingard, ni dans Turner.