Quant le Roy s'en vint en France,
Il feit oindre ses houssiaulx,
Et la Royne lui demande:
Où veut aller cest damoiseaulx?

La savante éditrice de Fenin et de Commines, à qui je dois cette note, l'a tirée du Ms. 122 du fonds Cangé, Bibl. royale.

Il n'était pas le seul qui eût fait cette faute. Un bourgeois de Bourges, Pierre de Valenciennes, fournit à lui seul trois cents milliers de traits d'arbalète, etc. Le roi lui donna la haute, moyenne et basse justice à Saint-Oulechart, près Bourges. Archives, Registre 182, J. CLXXIX, 10 bis, ann. 1447.

[268]: Le premier peut-être qui ait senti le besoin de connaître les ressources du royaume, et qui ait fait l'essai, il est vrai, inexécutable alors, d'une statistique.—Quant aux changements qu'il fit dans les monnaies, V. Leblanc.

[269]: Cité par Delécluse, Histoire de Florence, II, 362.

[270]: On ne peut estimer à moins de seize millions de ce temps-là (?).

[271]: En 1459, le roi accorde rémission à maître Pierre Mignon, qui, après avoir étudié ès-arts et décret à Toulouse et à Barcelone, a gravé de faux sceaux et s'est occupé de magie. Il a fait à Octo Castellan, depuis argentier du roi, deux images de cire: «L'un pour mectre feu Jacques Cuer, nostre argentier lors, en nostre male grâce, et lui faire perdre son office d'argentier; l'autre, pour faire que ledit Octo Castellan, Guillaume Gouffier et ses compagnons, fussent en nostre bonne grâce et amour.» Archives, Registre J. CXC, 14, ann. 1459.

Un Jaco de Médicis, de Florence, âgé de vingt-cinq ans (parent d'Octo Catesllain, trésorier de Toulouse), sortant de l'hôtel de la Trésorerie où il exerce fait de marchandise, rencontre Bertrand Bétune, ruffian, qui le frappe, sans avoir eu auparavant nulle parole avec lui; de là un combat et une rémission accordée à Médicis. Je dois la découverte de cette pièce à M. Eugène de Stadler. Archives, Registre J. 179, no 134. déc. 1448; V. aussi ann. 1467.

[272]: Une telle accusation devait faire une grande impression, au moment de la prise de Constantinople. La condamnation de Jacques Cœur est justement datée du jour de la prise de cette ville, 29 mai 1453.—Jacques Cœur aurait probablement péri s'il n'eût été sauvé par les patrons de ses galères, auxquels il avait donné ses nièces ou parentes en mariage. V. les rémissions accordées à Jean de Village et à la veuve de Guillaume de Gimart, tous deux natifs de Bourges. Archives, Registre J. 191, nos 233, 242.

[273]: «Ayans en mémoire les bons et louables services à Nous faits par ledit feu Jacques Cœur.» Lettres de Louis XI pour restitution des biens, etc. Godefroy, Charles VII, p. 862.