[131]: «Iverunt super collem de Lottring, et acceperunt possessionem pro comite Nivernensi et rege Franciæ. Similiter in Bollan et circum, et sequenti die in Herstal.» Adrianus de Veteri Bosco, Ampliss. Coll. IV, 1369 (23 jul. 1467).—Le roi semble avoir tâté Louis de Bourbon à ce sujet: «Et pour ce qu'il estoit nécessaire de savoir le vouloir de ceulx de la cité, et s'ils se voudroient par mondit seigneur (de Liége) soumettre à vous.» Lettre de Chabannes et de l'évêque de Langres au roi. Bibl. royale, mss. Legrand, Preuves, ann. 1467.—C'est là sans doute la véritable raison pour laquelle les Liégeois refusent d'envoyer au roi; ils craignent de s'engager. L'excuse qu'ils donnent est bien faible: «La raison si est qu'il at en ceste cité très-petit nombre de nobles hommes...» Bibl. royale, mss. Baluze, 675 A, fol. 21, 1er août 1467.

[132]: Commines.—«Si le Roy se feust mellé réalement de la guerre des Liégeois en son contraire, il avoit deux mille Anglois à Calais, venus tout prests pour les faire venir en Liége, et trente mil francs là envoyés pour les payer en cas de besoing.» Chastellain.

[133]: Ordonnances, XVI, juin 1467.

[134]: «Ordre au trésorier du Dauphiné de payer à Dunois, etc.; aux gens de l'Auvergne de payer au duc de Bretagne, etc.; à ceux du Languedoc de payer au duc de Bourbon, etc. 1466-1467.» Archives du royaume, K. 70, 27 février et 4 oct. 1466, 14 janvier 1467.

[135]: Si le greffier n'a pas vu double, dans son ardeur guerrière. (Jean de Troyes, 15 septembre 1467.)

[136]: Mss. Legrand, Preuves, octobre 1467.

[137]: Commines ne l'a pas senti, parce qu'il n'a pas rapproché les dates.

[138]: Rien n'indique qu'il y eût d'autres Français.—Dammartin, que Meyer y fait venir avec quatre cents hommes d'armes, six mille archers! (Annales Flandr., p. 341), n'avait pas bougé de Mouzon. Le bailli de Lyon, fort embarrassé à Liége, faisait tout au monde pour le faire venir; sa lettre au capitaine Salazar (Bibl. royale, mss. Legrand, Preuves) est bien naïve: «Se nul inconvéniant leur sorvient, y diront que le Roy et vous et moy qui les ay conseglez, an somes cause... Les genz d'armes seront plus ayses icy que là, et tout le pays s'apreste vous fere très-grand chière, etc.»

[139]: «Plus quam vir ejus fecisset.» Adrianus.

[140]: Cette curieuse scène de nuit avait deux témoins très-intelligents qui l'ont peinte, un jeune homme d'armes bourguignon, Philippe de Commines, et un moine, Adrien de Vieux-Bois. Tout le couvent, en alarme, s'occupait à cuire du pain pour ceux qui viendraient, quel que fût leur parti.