[122]: Commines.—«Agente plurimum et pro miseris interveniente comite Sancti Pauli.» Amelgard, Amplis. Coll. IV, 752.
[123]: Il dit gravement aussi que le roi pourrait bien le poursuivre en dommages et intérêts. Bibliothèque royale, ms. Du Puy, 762, procès-verbal du 27 septembre 1466.
[124]: «S'appliquoit à lire et faire lire devant luy du commencement les joyeux comptes et faicts de Lancelot et de Gauvain.» Olivier de la Marche.
[125]: Cette explication ne surprendra pas ceux qui savent quels étaient les vrais rois d'Angleterre. La trêve expirait. Warwick se fit sans doute sceller des pouvoirs pour la renouveler, par son frère, l'archevêque d'York, chancelier d'Angleterre, contre le gré du roi. Ce qui est sûr, c'est qu'après le départ de Warwick, Édouard, furieux, alla avec une suite armée reprendre les sceaux chez l'archevêque qui se disait malade: il lui ôta deux manoirs de la couronne, et il prit cette précaution auprès du nouveau garde des sceaux, que, s'il voyait qu'un ordre royal pût préjudicier au roi: «Then he differe the expedition...» Rymer, Acta.
[126]: «Was receyvid into Roan with procession and grete honour into Our Lady chirch.» Fragment, édité par Hearne à la suite des Th. Sprotti Chronica, p. 297. L'auteur a reçu tous les détails de la bouche d'Édouard IV: «I have herde of his owne mouth.» Ibidem, p. 298.
[127]: Rien de plus mélancolique que les paroles de Chastellain: «Maintenant c'est un homme mort,» etc. Elles sont visiblement écrites au moment même; on y sent l'inquiétude, la sombre attente de l'avenir.
[128]: Lire le récit de Chastellain, plus naïf, mais tout aussi grand que les plus grandes pages de Tacite.—Cf. les détails donnés par le Registre d'Ypres, et par celui de la Colace de Gand, ap. Barante-Gachard, II, 273-277.—V. aussi Recherches sur le seigneur de La Gruthuyse, et sur ses mss. (par M. Van Praet). 1831, in-8.
Malgré l'autorité de Wiellant, j'ai peine à croire que deux hommes tels que Commines et Chastellain, témoins de ces événements, se soient trompés de deux ans sur l'époque de la soumission. Je croirais plutôt que Gand se soumit et demanda son pardon dès le mois de décembre 1467, qu'elle ne l'obtint qu'en janvier 1469, et que l'amende honorable n'eut lieu qu'au mois de mai de la même année.
[129]: Il accusait les Liégeois d'avoir soulevé Gand. Bibl. de Liége, ms. Bertholet, no 81, fol. 444.
[130]: «Renonçons à tous droits, allégations, exceptions, deffenses, previléges, fintes, cautelles, à toutes récisions, dispensations de serment... et au droit disant que général renonciation ne vault, se l'espécial ne précède.» Lettre qu'on fit signer aux Liégeois le 22 déc. 1465. Documents Gachard, II, 311.