Note 29: Ce fait, absolument ignoré des historiens, m'est donné par un livre rare, dont je dois la communication à M. Ladislas Mickiewicz: Histoire de Stanislas (par M. Chevrier), Londres, 1741.—À cela près, Villars, Noailles, Duguay-Trouin, etc., donnent tout; Noailles surtout, nos misères d'Italie, l'imprévoyance du ministère, l'abandon de nos soldats, sans hôpitaux, etc.[Retour au texte principal.]
Note 30: Le réel est presque toujours bien au delà de tout ce qu'on eût supposé. Les pièces récemment publiées frappent de stupeur. On y voit que dès le mois de mai 1735, Fleury demandait la paix à genoux aux Autrichiens (Haussonville, IV, p. 627). On y voit qu'il envoie successivement trois agents secrets à Vienne, et que dans son désir excessif de la paix, il entrave la paix, compromettant, embarrassant ses propres agents même (Ibid., 401-427). On le voit lâchement dénoncer Chauvelin à l'ennemi. Sans la fermeté de celui-ci, Fleury eût payé la future possession de la Lorraine, il eût consenti que l'Empire et l'Empereur eussent une armée en Lorraine, presque en Champagne, c'est-à-dire au cœur de la France, etc.[Retour au texte principal.]
Note 31: Et, de Newton, elle passait, non sans grâce, aux arrangements intérieurs. Elle apparaît charmante dans cette jolie lettre de Voltaire:
«La voici qui arrive de Paris. Elle est entourée de deux cents ballots qui ont débarqué ici. On a des lits sans rideaux, des chambres sans fenêtres, des cabinets de la Chine et point de fauteuils. Nous faisons rapiéceter de vieilles tapisseries. Elle est devenue architecte et jardinière; elle fait des fenêtres où j'avais mis des portes, change les escaliers en cheminées. Elle fait l'ouvrage des fées, meuble Cirey avec rien...»—Lettres, nov. 1734, p. 536, 537.[Retour au texte principal.]
Note 32: D'Haussonville, Réunion de la Lorraine, IV, 429.[Retour au texte principal.]
Note 33: Luynes, II, 226, 21 août 1738. Il ajoute: «Le fait est certain.» Mot grave, accentué, fort rare, chez un chroniqueur si discret, qui presque toujours ne veut pas voir, baisse les yeux.[Retour au texte principal.]
Note 34: «Mais il n'a pas six mois.» Il n'importe. Longtemps avant qu'il ne fût né, il est rêvé de la Farnèse, des Bourbons d'Espagne et d'ici. Cette Farnèse, en sa vilaine âme, eut toujours deux idées: 1o prendre à l'Autriche ce qu'elle peut; 2o l'épouser (par ses enfants, petits-enfants). Dès son grenier de Parme, et avec la bassesse des petits princes d'Italie, elle avait pour César, pour l'Empereur, pour l'Autriche, cette admiration de valet, qu'ont eue les Allemands, les Georges de Hanovre, restés valets sur le trône du monde. Dès 1726, elle flatte l'Autriche, nomme sa fille Marie-Thérèse. En 1741, Joseph est à peine sorti du sein maternel, que notre infante de seize ans lui fait vite une épouse. Cette maladie de mariages autrichiens gagna de Madrid à Versailles, par cette infante aimée de Louis XV, caressante, intrigante, et qui corrompit la famille.[Retour au texte principal.]
Note 35: J'ai tous les récits sous les yeux. Le meilleur est celui que Richelieu fit pour Louis XVI, en 1782 (Rich., VII), sauf le point où il veut faire croire que seul il eut l'idée, si simple, que tout le monde avait.[Retour au texte principal.]
Note 36: Al. de Saint-Priest, Jésuites, chap. II.—Notez que ce mot n'a qu'un sens. Il ne s'agit que de maîtresses: on proposa une Choiseul; mais cela avorta. Et il s'agit encore moins des petites filles, de la Murphy qui ne commence guère qu'en 1753, encore moins du Parc-aux-Cerfs dont Barbier parle en 1753, mais dont la maison n'est achetée qu'en 1755. (Voy. l'acte de vente, Le Roy, Rues de Versailles, p. 452.)[Retour au texte principal.]
Note 37: Même dans les journaux que l'on écrit pour soi, on pense à la cage de fer où l'auteur d'un distique sur madame de Maintenon finit ses jours, cette cage où Desforges vient tout récemment d'être mis. D'Argenson prudemment ajoute: «Les médisants le disent.» Mais dit aussi: «Le matin, elle a mal au cœur.» On accuse, dit-il, le cardinal Soubise. D'autres en nomment un autre encore moins à nommer.» (Arg., IV, 143.)[Retour au texte principal.]