[412]: Libellus pro insipiente.

[413]: Les partisans de l'empereur accusèrent Grégoire d'avoir ordonné un jeûne aux cardinaux, pour obtenir de Dieu qu'il montrât qui avait raison sur le corps du Christ, Bérenger ou l'Église romaine?

[414]: Chaucer dit d'une abbesse anglaise de haut parage: «Elle parlait français parfaitement et gracieusement, comme on l'enseigne à Stratford-Athbow, car pour le français de Paris, elle n'en savait rien.»

[415]: Epistola I, Heloissæ ad Abel. (Abel. et Hel. opera, edid. Duchesne): «Quod enim bonum animi vel corporis tuam non exornabat adolescentiam?»—Abelardi Liber Calamitatum mearum. p. 10: «Juventutis ei formæ gratiâ.»

Abel. liber Calam., p. 12. «Jam (à l'époque de son amour) si qua invenire licebat carmina, erant amatoria, non philosophiæ secreta. Quorum etiam carminum pleraque, adhuc in multis, sicut et ipse nosti, frequentantur et decantantur regionibus, ab his maxime quos vita simul oblectabat.»—Heloissæ epist. I: «Duo autem, fateor, tibi specialiter inerant quibus feminarum quarumlibet animos statim allicere poteras; dictandi videlicet, et cantandi gratia. Quæ cæteros minime philosophos assecutos esse novimus. Quibus quidem quasi ludo quodam laborem exerciti recreans philosophici, pleraque amatorio metro vel rhythmo composita reliquisti carmina, quæ præ nimia suavitate tam dictaminis quam cantus sæpius frequentata, tuum in ore omnium nomen incessanter tenebant: ut etiam illiteratos melodiæ dulcedo tui non sineret immemores esse. Atque hinc maxime in amorem tuum feminæ suspirabant. Et cum horum pars maxima carminum nostros decantaret amores, multis me regionibus brevi tempore nunciavit, et multarum in me feminarum accendit invidiam.»

Liber Calam., p. 4. «Et quoniam dialecticorum rationum armaturam omnibus philosophiæ documentis prætuli, his armis alia commutavi et trophæis bellorum conflictus prætuli disputationum. Præinde diversas disputando perambulans provincias.....»

Liber. Calam., p. 5. «Quoniam de potentibus terræ nonnullos ibidem habebat (Guillelmus Campellensis) æmulos, fretus eorum auxilio, voti mei compos extiti.»

[416]: Né en 1079, près de Nantes, il était fils aîné, et renonça à son droit d'aînesse.

[417]: On voit par une de ses lettres qu'il avait d'abord étudié les lois.

[418]: «De là l'enivrement des laïques et la stupéfaction des docteurs. Nouveau Pierre l'Ermite d'une croisade intellectuelle, il entraînait après lui une jeunesse tourmentée de l'inextinguible soif de savoir, aventureuse et militante, impatiente de s'élancer vers un autre Orient inconnu, et d'y conquérir, non pas le tombeau du Christ, mais le Verbe éternellement vivant et Dieu lui-même. De l'Europe entière accouraient par milliers ces jeunes et ardents pèlerins de la pensée, tout bardés de logique et tout hérissés de syllogismes. «Rien ne les arrêtait, dit un contemporain, ni la distance, ni la profondeur des vallées, ni la hauteur des montagnes, ni la peur des brigands, ni la mer et ses tempêtes. La France, la Bretagne, la Normandie, le Poitou, la Gascogne, l'Espagne, l'Angleterre, la Flandre, les Teutons et les Suédois célébraient ton génie, t'envoyaient leurs enfants; et Rome, cette maîtresse des sciences, montrait en te passant ses disciples, que ton savoir était encore supérieur au sien.» (Foulques, prieur de Deuil.) «Lui seul, ajoute un autre de ses admirateurs, savait tout ce qu'il est possible de savoir.» De son école, où cinq mille auditeurs ordinairement venaient acheter sa doctrine à prix d'or, sortirent successivement un pape (Célestin II), dix-neuf cardinaux, plus de cinquante évêques ou archevêques, une multitude infinie de docteurs, et avec eux une espèce de régénération intérieure de l'Église d'Occident.» Les Réformateurs au XIIe siècle, par M. N. Peyrat, p. 128, 1860.