[464]: Il eut la Marche pour quinze mille marcs d'argent. Le comte partait pour Jérusalem et ne savait que faire de sa terre. (Gaufred Vosiens.)
[465]: Tout le clergé de cette ville était composé de légistes au XIIIe et au XIVe siècles. Sous l'épiscopat de Guillaume Le Maire (1290-1314), presque tous les chanoines de son église étaient professeurs en droit (Bodin). Sur dix-neuf évêques qui formèrent l'assemblée du clergé en 1339, quatre avaient professé le droit à l'Université d'Angers.
[466]: Robert de Monte.—Orderic Vital: «La renommée de sa science se répandit dans toute l'Europe, et une foule de disciples accoururent pour l'entendre, de France, de Gascogne, de Bretagne et de Flandre.»
[467]: Radevicus, II, c. IV, ap. Giesler, Kirchengeschichte, II, P. 2, p. 72. «Scias itaque omne jus populi in condendis legibus tibi concessum, tua voluntas jus est, sicuti dicitur: «Quod Principi placuit, legis habet vigorem, cum populus et in eum omne suum imperium et potestatem concesserit.»—Le conseiller de Henri II, le célèbre Ranulfe de Glanville, répète cette maxime (de leg. et consuet. reg. anglic., in proem.).
[468]: Radevicus.
[469]: Lingard.
[470]: Elle ne savait que deux mots intelligibles pour les habitants de l'Occident, c'était Londres, et Gilbert, le nom de son amant. À l'aide du premier, elle s'embarqua pour l'Angleterre; arrivée à Londres, elle courut les rues en répétant: Gilbert! Gilbert! et elle retrouva celui qu'elle appelait.
[471]: Radulph. Niger.
[472]: Newbridg., II, 10. Chron. Norm. Lingard, II, 325.—Lingard, p. 321: «Le lecteur verra sans doute avec plaisir dans quel appareil le chancelier voyageait en France. Quand il entrait dans une ville, le cortége s'ouvrait par deux cent cinquante jeunes gens chantant des airs nationaux; ensuite venaient ses chiens, accouplés. Ils étaient suivis de huit chariots, traînés chacun par cinq chevaux, et menés par cinq cochers en habit neuf. Chaque chariot était couvert de peaux, et protégé par deux gardes et par un gros chien, tantôt enchaîné, tantôt en liberté. Deux de ces chariots étaient chargés de tonneaux d'ale pour distribuer à la populace; un autre portait tous les objets nécessaires à la chapelle du chancelier, un autre encore le mobilier de sa chambre à coucher, un troisième celui de sa cuisine, un quatrième portait sa vaisselle d'argent et sa garde-robe; les deux autres étaient destinés à l'usage de ses suivants. Après eux venaient douze chevaux de somme sur chacun desquels était un singe, avec un valet (groom) derrière, sur ses genoux; paraissaient ensuite les écuyers portant les boucliers et conduisant les chevaux de bataille de leurs chevaliers; puis encore d'autres écuyers, des enfants de gentilshommes, des fauconniers, les officiers de la maison, les chevaliers et les ecclésiastiques, deux à deux et à cheval, et le dernier de tous enfin, arrivait le chancelier lui-même conversant avec quelques amis. Comme il passait, on entendait les habitants du pays s'écrier: «Quel homme doit donc être le roi d'Angleterre, quand son chancelier voyage en tel équipage?» Steph., 20. 2.
Le prédécesseur de Becket, au siége de Kenterbury, lui écrivait: «In aure et in vulgis sonat vobis esse cor unum et animam unam» (Bles. epist. 78).—Petrus Gellensis: Secundum post regem in quatuor regnis quis te ignorat?» (Marten. Thes. anecd. III.)—Le clergé anglais écrit à Thomas: «In familiarem gratiam tam lata vos mente suscepit, ut dominationis suæ loca quæ boreali Oceano ad Pyrenæum usque porrecta sunt, prostestati vestræ cuncta subjecerit, ut in his solum hos beatos reputati opinio, qui in vestris poterant oculis complacere.» Epist. S. Thom., p. 190.