[473]: C'est le seul Anglais qui ait été fait pape.
[474]: «Citissime a me auferes animum; et gratia, quæ nunc inter nos tanta est, in atrocissimum odium convertetur.»
[475]: S. Dunstan, archev. de Kenterbury, fit des remontrances à Edgar, et lui fit faire pénitence. Il ajouta deux clauses à leur traité de réconciliation, 1o qu'il publierait un code de lois qui apportât plus d'impartialité dans l'administration de la justice; 2o qu'il ferait passer à ses propres frais dans les différentes provinces des copies des saintes Écritures pour l'instruction du peuple.—Et même, selon Lingard, le véritable texte d'Osbern doit être: «... Justas legum rationes sanciret, sancitas conscriberet, scriptas per omnes fines imperii sui populis custodiendas mandaret, au lieu de sanctas conscriberet scripturas.—Lingard, Antiquités de l'Église anglo-saxonne, I, p. 489.
[476]: Vie de saint Lanfranc.
[477]: Spence.
[478]: Les conseillers du roi attribuèrent à Becket le projet de se rendre indépendant. On rapporta qu'il avait dit à ses confidents que la jeunesse de Henri demandait un maître, et qu'il savait combien il était lui-même nécessaire à un roi incapable de tenir sans son assistance les rênes du gouvernement.
[479]: Henri II lui avait adressé par deux de ses justiciers des instructions plus dures encore que les coutumes de Clarendon. Voyez la lettre de l'Évêque, ap. Scr. fr. XVI, 216.—Voyez aussi (ibid. 572, 575, etc.) les lettres que Jean de Salisbury lui écrit pour le tenir au courant de l'état des affaires de Thomas Becket.—En 1166, l'évêque de Poitiers céda, et fit sa paix avec Henri II, Joann. Saresber. epist., ibid. 525.
[480]: Élu évêque en 1176 par les moines de Saint-David, dans le comté de Pembroke (pays de Galles), et chassé par Henri II, qui mit à sa place un Normand; réélu en 1198 par les mêmes moines, et chassé de nouveau par Jean sans Terre. Trop faiblement soutenu, il échoua dans sa lutte courageuse pour l'indépendance de l'Église galloise; mais sa patrie lui en garde une profonde reconnaissance. «Tant que durera notre pays, dit un poëte gallois, ceux qui écrivent et ceux qui chantent se souviendront de ta noble audace.»
[481]: Salisbury fait partie du pays de Kent, mais non du comté de ce nom. Du temps de l'archevêque Thibaut, ce fut Jean de Salisbury qu'on accusa de toutes les tentatives de l'Église de Kenterbury pour reconquérir ses priviléges. Il écrit, en 1159: «Regis tota in me incanduit indignatio... Quod quis nomen romanum apud nos invocat, mihi imponunt; quod in electionibus celebrandis, in causis ecclesiasticis examinandis, vel umbram libertatis audet sibi Anglorum ecclesia vindicare, mihi imputatur, ac si dominum Cantuariensem et alios episcopos quid facere oporteat solus intruam.....» J. Sareber, epist., ap. Scr. fr. XVI, 496.—Dans son Policraticus (Leyde, 1639, p. 206), il avance qu'il est bon et juste de flatter le tyran pour le tromper, et de le tuer. (Aures tyranni mulcere... tyrannum occidere... æquum et justum.)—Dans l'affaire de Thomas Becket, sa correspondance trahit un caractère intéressé (il s'inquiète toujours de la confiscation de ses propriétés, Scr. fr. XVI, 508, 512, etc.), irrésolu et craintif, p. 509: il fait souvent intercéder pour lui auprès de Henri II, p. 514, etc., et donne à Becket de timides conseils, p. 510, 527, etc. Il ne semble guère se piquer de conséquence. Ce défenseur de la liberté n'accorde au libre arbitre de pouvoir que pour le mal (Policrat., p. 97). Il ne faut pas se hâter de rien conclure de ce qu'il reçut les leçons d'Abailard; il vante saint Bernard et son disciple Eugène III. (Ibid., p. 311.)
[482]: Lorsque dans la suite il débarqua en France, il aperçut des jeunes gens dont l'un tenait un faucon, et ne put s'empêcher d'aller voir l'oiseau; cela faillit le trahir.