J. Erig De nat. divis., l. I, c. LXVI... «Il ne faut pas croire que, pour faire pénétrer en nous la nature divine, la sainte Écriture se serve toujours des mots et des signes propres et précis; elle use de similitudes, de termes détournés et figurés, condescend à notre faiblesse, et élève, par un enseignement simple, nos esprits encore grossiers et enfantins.» Dans le Traité Περί φύσεως μερισμοῦ, l'autorité est dérivée de la raison, nullement la raison de l'autorité. Toute autorité qui n'est pas avouée par la raison paraît sans valeur, etc.
[50]: Wargr., loup; wargus, banni, V. Grimm.
[51]: La faim fut le génie de ces rois de la mer. Une famine qui désola le Jutland fit établir une loi qui condamnait tous les cinq ans à l'exil les fils puînés. Odo Cluniac., ap. Scr. Fr. VI, 318. Dodo, de Mor. Duc de Normann., l. I. Guill. Gemetic., l. I, c. IV, 5.—Un Saga irlandais dit que les parents faisaient brûler avec eux leur or, leur argent, etc., pour forcer leurs enfants d'aller chercher fortune sur mer. Vatzdæla, ap. Barth. 438.
«Olivier Barnakall, intrépide pirate, défendit le premier à ses compagnons de se jeter les enfants les uns aux autres sur la pointe des lances: c'était leur habitude. Il en reçu le nom de Barnakall, sauveur des enfants.» Bartholin., p. 457.—Lorsque l'enthousiasme guerrier des compagnons du chef s'excitait jusqu'à la frénésie, ils prenaient le nom de Bersekir (insensés, fous furieux). La place du Bersekir était la proue. Les anciens Sagas font de ce titre un honneur pour leur héros (V. l'Edda Sæmundar, l'Hervarar-Saga et plusieurs Sagas de Snorro). Mais dans le Vatzdæla-Saga, le nom de Bersekir devient un reproche. Barthol. 345.—«Furore bersekico si quis grassetur, relegatione puniatur.» Ann. Kristni-Saga. Turner, Hist. of the Anglo-Saxons, I, 463, sqq.
[52]: La forme poétique de la tradition qui leur donne pour compagnes les Vierges au bouclier indique assez que ce fut une exception, et qu'ils avaient rarement des femmes avec eux.
[53]: Raoul Glaber: «Dans la suite des temps naquit, près de Troyes, un homme, de la plus basse classe des paysans, nommé Hastings. Il était d'un village nommé Tranquille, à trois milles de la ville; il était robuste de corps et d'un esprit pervers. L'orgueil lui inspira, dans sa jeunesse, du mépris pour la pauvreté de ses parents; et cédant à son ambition, il s'exila volontairement de son pays. Il parvint à s'enfuir chez les Normands. Là, il commença par se mettre au service de ceux qui se vouaient à un brigandage continuel pour procurer des vivres au reste de la nation, et qu'on appelait la flotte (flotta).
[54]: Tregan., XXXIII, ap. Scr. Fr. VI, 80 «...Quem imperator elevavit de fonte baptismatis... Tunc magnam partem Frisonum dedit ei.» Astronom, c. XL, ibid., 107.—Eginh. Annal., ibid., 187.—Annal. Bertin., ann. 870. «Cependant furent baptisés quelques Normands, amenés pour cela à l'empereur, par Hugues, abbé et marquis: ayant reçu des présents, ils s'en retournèrent vers les leurs; et après le baptême, ils se conduisirent de même qu'auparavant, en normands et comme des païens.»
[55]: Ils appelaient ainsi leurs barques, drakars, snekkars.
[56]: Le cor d'ivoire joue un grand rôle dans les légendes relatives aux Normands, par exemple, dans la légende bretonne de Saint-Florent: «Le moine Guallon fut envoyé à Saint-Florent... Lorsqu'il fut entré dans le couvent, il chassa des cryptes les laies sauvages qui s'y étaient établies avec leurs petits... Ensuite il alla trouver Hastings, le chef normand, qui résidait encore à Nantes... Lorsque le chef le vit venir à lui avec des présents, il se leva aussitôt et quitta son siége, et appliqua ses lèvres sur ses lèvres; car il professait, dit-on, tellement quellement le christianisme... Il donna au moine un cor d'ivoire, appelé le Cor des tonnerres, ajoutant que, lorsque les siens débarqueraient pour le pillage, il sonnât de ce cor, et qu'il ne craignit rien pour son avoir aussi loin que le son pourrait être entendu des pirates.»
[57]: Le couvent se racheta lui-même plusieurs fois et finit par être réduit en cendres.